24.09.2006
La Maison du Bonheur
Mon Immeuble, c'est la maison du bonheur...
Au premier étage droite, il y a Simona l'Italienne; elle a fait le tour de l'Europe, ne sait pas bien encore si elle va rester là, tombe amoureuse toutes les semaines, mais les séances café-débriefing chez simona, c'est du Sex&the city en barre!
Juste en face, il y a Tonio et Juan, le couple d'homo ( quelle déception qd je l'ai su!!) ce sont deux véritables bombes, très sympas, assez discrets, ils viennent diner à la maison de temps en temps.
Au deuxième étage, nous avons Solange et Sophie, deux étudiantes en art, très "girly", mais assez gentille. Solange perd tout, et il n'est pas rare de l'appercevoir avec de nombreux objets étranges ( type coupe-ongle ou couteau de cuisinne) devant les boites au lettre parce qu'elle en a perdu la clé, ou la voir les cheveux hirsutes le soir, hurlant dans la cour pour que Sophie l'entende parce qu'elle a oublié la clé du bas...
Au rez de chaussée, juste à côté de moi, il y a ... l'Inconnu. L'Inconnu est un homme, environ 1.70m, mais je n'ai jamais vu son visage, tant il passe vite devant ma porte. L'Inconnu a une vie sociale débordante, il y a toujours des apéros chez lui, et la nuit, j'entends sa copine simuler hurler pendant longtemps. L'Inconnu part très tôt, rentre très tard, ne parle à personne et ne connait personne.
Au troisième, il y a la Folle. La folle est une grand-mère givrée, qui passe son temps à hurler à la fenêtre, à jouer au basket (entendez par là qu'elle jette neuf fois sur dix son sac poubelle de sa fenetre en direction des bacs à poubelles qui sont sous sa fenetre). Ca fait un certain bruit, surtout quand on sait qu'elle boit beaucoup. Il ne faut jamais regarder la folle quand on la croise, parce que sinon elle hurle et rentre en plein délire parano.
En face de la folle, il y a Guillaume. Guillaume est musicien, bricolo, amoureux de la vie... on ne sait pas bien ce qu'il fait, mais il est tellement gentil qu'on ne cherche pas vraiment. des fenetres de Guillaume s'échappe toujours un ptit air jazzy au piano, un morceau de jazz manouche parce qu'il fait aussi de la guitare, des rires.
Et, mis à part la folle et l'inconnu, on essaie toujours de se prendre un café, une fois par semaine, souvent le dimanche, et toujours chez Simona. C'était aujourd'hui, ce qui m'a inspiré cet article.
Bon, ben bon dimanche!
16:49 Publié dans Sentimental mood | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, journal intime
16.09.2006
Le Complexe de Zorro
Je ne sais pas si c'est un cas fortement répandu, mais je suis atteinte du syndrome de zorro. Ou plutôt, si l'on prends en compte une analyse plus fine; le complexe du Zéro.
Je m'explique, c'est en deux phases:
1- Le syndrome de Zorro.
Dès que j'entends que quelqu'un a un problème, je ne peut m'empecher, naïvement, de me dire que j'ai la solution. Aider une amie sans tune (mm si je n'en ai pas bc), la copine dépressive, régler des embrouilles ss réaliser que ça va me mettre dedans jusqu'au coup, bref: Zorro est arrivé!
Dans leurs moments de "blues", donc, mes amis sont heureux de me savoir à l'écoute, 24h/24h, 7j/7j.
MAIS
Car il y a forcément un mais. Lorsqu'ils/elles vont mieux, il n'y a plus que; leurs emmerdes qui me sont restées si je me suis impliquée, leur cafard qu'ils m'ont refilé, mon attitude qui reste la même.
Un jour, une amie ( et d'ailleurs plusieurs) m'a dit que ça l'étouffait. Je n'ai pas pu m'empêcher de la maudire. Quoi??! Mais j'étais là bordel! Oui. Mais personne n'aime être dépendant. Donc forcément, quand ça va mieux, ils se sentent redevable. Ce qui n'est pas le but, mais il parait que c'est le processus normal. Et ça les gêne. Puis les insupporte.
2- Le complexe du Zorro.
Les Ingrats me dis-je, en mon for intérieur. Car, en effet, j'ai donné tout ce que j'ai pu. Et puis, après mûre réflexion, j'ai compris. Je n'aime pas non plus que quelqu'un soit trop là. Ca m'étouffe, m'épuise, me gêne, puis...m'insupporte. Moi aussi.
L'ingrate!
Il fallait donc que j'analyse ce retournement de veste. Et j'ai compris. Inconsciamment, en aidant l'"autre" ( cet enfer), on s'aide nous.
On se dit que ( restant d'une éducation catholique, solidement traditionnelle), Dieu nous le rendre, qu'on aimerait que quelqu'un le fasse pour nous,on aime et on se sent aimé.
Et si on n'a pas franchement confiance en soi, c'est une forme d'existence par l'oubli de soi.
mais pas l'oubli généreux. Ca nous permets juste de ne pas trop se regarder pour ne pas avoir peur: pour éviter le complexe du zéro...
23:55 Publié dans Sentimental mood | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, journal intime
31.08.2006
Le blog
Depuis que j'ai créé ce blog, j'avoue avoir passé infiniment plus de temps à en lire qu'à écrire... mais soyons francs, la raison en est simple: le dilemne.
C'est vrai, humoriser sur le quotidien demande d'en avoir pris un peu de recul, parler de ce qui nous fait rire, vibrer, c'est une forme d'intimité que je n'ai pas encore apprivoisée ( d'où la création de ce blog à l'origine), et... le Verbe de certains me faisant frémir, ce petit sentiment de culpabilité de ne pas se sentir à la hauteur.
Alors je vais m'y mettre, c'est sûr, mais disons qu'on va laisser un ptit moment de réflexion pour savoir: comment?
Comment ne pas sombrer dans le journal insipide du quotidien routinier de nana, ni de sombrer dans les errances de nos angoisses profondes?
C'est pour bientot, parce que jusqu'ici, ça n'était pas ça, je l'avoue!
14:16 Publié dans Sentimental mood | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


